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L'artisanat et le numérique-Pratiques Textiles - Claire Williams

Rédigé par Dodji K HONOU - 19 décembre 2013 - 762 commentaires

Projet/Démarche L'artisanat et le numérique-Pratiques Textiles Le textile est une pratique ancestral en Afrique. Issu d'une culture orale, le textile dans cette région a été et est toujours un médium d'expression important pour la culture Africaine. Il signifie à la fois un statut sociale, une appartenance ethnique, mais il est aussi un médium ou chacun exprime ses expériences individuelles et collectives. Il reflète les métissages et les traditions d'une société globalisé. Les liens entre le textile et le numérique sont en faite très proche. Les premiers ordinateurs ont été inspirés par un système de programmation binaire destinés a réaliser les des motifs tissés par des métiers jacquards grâce a des cartes a trou. Comment rallier ces pratiques textiles traditionnelles avec des outils numériques ou comment les systèmes de constructions textile peuvent engendrer des outils numériques? Cela est l'idée générale autour du quel ces pratiques et créateurs peuvent se croiser au sein de ce fablab. Des machines a tricotés domestiques des années 1980 ont été emmenés pour cette première étape. Elles était les premières machines de manufacturière semi industrielles a rentrer dans l'habitat. Soit entièrement mécanique ou semi électroniques, ces machines permettent l'élaboration de recherches et prototypage en maille et propose de nombreuse fonctionnalités simples comme complexes. Elles ont été choisie pour leur robustesse et leur qualités mécaniques qui permet une réparation facile et un accès aisé pour la compréhension de leur fonctionnement. Récemment, les machines a tricoter semi électroniques ont suscitée l'attention de quelques programmeurs et bidouilleurs qui ont trouvé le moyen de les hacker en recréant leur cerveau électronique pour pouvoir les connecter a des ordinateurs. La machine a tricoter devenant alors une sorte d'imprimante textile qui peut tricoter des formes, motifs, et photos numériques. Exemples: www.Knitic.com Pour les machines a tricoter mécanique, nous avons aqueri un petit plotter de découp vinyle, ont peut alors directement créer depuis l’ordinateur des cartes a trous qui peuvent être lus par la machine a tricoter. L'avantage d'une machine entièrement mécanique est qu'elle ne nécessite pas d’électricité. La rencontre avec différents artisans et designers travaillant le textile a petite et grande échelle, a permis d'identifier le problème d'accès à la matière première. En effet l'Afrique est un grand pays producteur de coton mais les industries de filatures ont cessés leurs activités et donc la majeur partie est exporté puis réimporté avec une plus valu diminué en qualité et aussi une matière plus coûteuse. Le fablab peut alors devenir un endroit ou plusieurs corps de métiers peuvent réfléchir a recréer une filière de transformation de la matière première. Grâce a ces outils open source, une machine motorisé a filer le fil peut être construit ainsi qu'un cuve de teinture écologique. Exemples : Rosatropica, le récupérateur couleur - http://www.kisskissbankbank.com/le-recupere-couleurs-machine-de-teinture-textile-ecologique-et-open-source Les métiers et machines pour la production textile sont en générale récupérés d’Europe et datent des années 1960/1980. Les imprimantes 3D la CNC, et les interfaces numériques peuvent permettre d’améliorer et automatisé certains systèmes de machines ou métiers a tisser. Les pièces de rechanges pourraient être directement crée sur place et ne plus dépendre d'un fabriquant (qui souvent n'en produit plus) et serait beaucoup moins coûteux (taxes, douanes etc...) L'open source est très avantageux car le système de documentation permet de savoir réparer/modifier facilement un outil pour l'adapter a ses besoins. Aissa Dione, designer textile, a la tête d'une petite entreprise, nous a expliqué la difficulté qu'elle a eu quand elle a tenter d'adapter et recopier des métiers a tisser mécaniques rachetés a Lyon. De plus que les pièces s'usent et se cassent régulièrement. Projets transversaux Le fablab Defko Ak Yen a pour but de pouvoir réunir les différents savoirs faire et travailler avec des matières locales comme le textile, la terre, le bois, le métal etc..et les combiner, adapter a des outils numériques. Chacun cherche une solution a son problème, a améliorer un outil ou partager une idée. Mais le fablab a aussi pour but que ces artistes, artisans, bidouilleurs se réunissent au sein d'ateliers artistiques et expérimentaux afin que chacun puisse partager, autour d'une thématique, son médium de prédilection dans un esprit d'échanges de savoir. Voici quelques exemples de projets pour le lab Defko Ak Yen : Chaussures Zappatos: Un projet open source pour le prototypage de modèles de chaussures en bois crée avec un CNC. Basé sur ce modèle, un menuisier, un artiste et le savoir faire textile des filles du centre social pourraient ensemble créer une collection de chaussures fait avec du bois Sénégalais. Une collaboration pour que la chaussure soit adapté aux goûts locaux ou la forme peut être préalablement conçu pour être un support qui peut être ornementé par des techniques textiles comme le tricot,crochet, perles et broderie. (Kader) Construction d'une cuve de teinture open source. Avec ateliers de teintures végétales sur fil et textile, impression de bloc de bois sur batik. Gravure de motifs numériques open source sur block de bois avec une CNC. Filles du centre social, Joanna Bramble/ Aissa Dione ? Ateliers de tricot avec création et documentation de motifs open source. Filles du centre social, Joanna Bramble/ Aissa Dione ? Modélisation de navettes en bois, métal et impression 3D pour les métiers a tisser de Aissa Dione. Création de systèmes électromécaniques avec vannes en impression 3D commandé par Arduino pour l'irrigation (Thiamas, Rolland) Reprap W.afat avec Afate jerry avec Dodji

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Journal de bord Claire Williams

Rédigé par Dodji K HONOU - 19 décembre 2013 - 898 commentaires

Calendrier de rencontres : 1er jour :
Visite des artisans « de rues » regroupés en petites chaînes de production pour l'élaboration textile locale.
Visite des tisserands de rue Les tisserands occupent à l’extérieur le terrain du jets d'eau (futur lieu du fablab) Des jeunes hommes et enfants provenant de la région de Guinée Bissao viennent a Dakar pour vendre et tisser des pagnes traditionnelles « Mandjaks ». Tissage en bande d'environ 50 cm utilisé pour la pagne traditionnelle africain. Soit utilisé telle qu'elle ou cousu en bandes pour former un vêtement. Les motifs sont symboliques, protège ou signal un moment de la vie de celui qui se vêtit avec. Il est surtout porté pour des événements comme le mariage, cérémonies etc... Il mute en fonction des modes du moment : fils brillants lurex, couleurs.. -Métiers manuels ou une personne tisse et l'autre soulève les cadres pour former un motif. Les tisserands sont considérés par les habitants comme des squatteurs car ils vivent sur place et n'ont pas de facilités comme des toilettes ou espace aménagés.

Visite a CASTOR ateliers de teintures, batiks, bazins, lustrage. Sur une plaine extérieur se trouve des teinturiers, l'impression batik(réserve a la cire), l'impression sur bazins (réserve de pâte en sérigraphie) ainsi que le lustrage (martèlement du bazin pour le rendre brillant). La plupart des artisans sont de l’ethnie des Peuls. Beaucoup d'hommes même si la teinture est mixte. Le groupe des femmes est le plus ouvert a la discussion. Souvent de la méfiance vis a vis de la protection de son « business ». Les teintures chimiques proviennent d'Allemagne, les prix varient selon les couleurs. Une boutique sur le même site approvisionnent les teinturiers qui achètent par petites quantités (grammes) les teintures. Les teintures et le rinçage des textiles est déversés a même le sol de «travail» sans filtrage des eaux ou recyclage. La cire pour le batik est préparé dans une cuve chauffé au charbon. Un bloc de bois a manche avec un motif gravés par le menuisier du coin sert de tampon pour faire les réserves de cires et former un motif par la teinture. Les bazins préalablement exportés d'Inde, hollande, Mauritanie, Chine sont tissées avec des motifs blancs sur blancs. Avec des cadres de sérigraphies les hommes impriment un motif avec une pâte pour créer une réserve qui va être teint. Le lustrage du bazin, qui a un aspect très cartonné après son passage a la teinture, se fait en le martelant avec des larges marteaux en bois.


site des teinturiers


site des teinturiers


site des teinturiers


site des teinturiers


site des teinturiers

Visite du marché textile local au marché HLM   Marché ou l'on trouve un mélange de toutes sortes de tissus wax, batiks,bazins, tissu importés d'Inde, Chine, Hollande etc.. Merceries pour matériel de couture, brodeurs, perles, fil crochet etc..



hlm


Jour 2 Visite de l'atelier de Johanna Bramble johanna_bramble@hotmail.com 0033662903487/00221772718760

Johanna Bramble est parisienne d'origine et a étudier le design textile a Dupérée et l'Ensci. Elle est venue s'installer a Dakar il y a 4 ans pour monter un petit atelier de tissage. Elle vend des textiles surtout destinés a l'ameublement. Sa clientèle est à l'étranger et à Dakar. Elle part de la tradition textile africaine du pagne pour l'adapter a un marché textile de décoration intérieur. Elle utilise des métiers traditionnelles agrandi en largeur pour adapter les dimensions standards du marché textile d'ameublement. Elle joue avec la tradition en agrandissant par exemple les motifs traditionnels ou en changeant les rythmes. Le passage au préalable de dessin a la main pour préparer ses motifs. Elle achète du fil de coton au Mali filé a la main pour la trame des tissages. Le fil de coton, irrégulier comporte des caractéristiques spécifiques aux effets de matières qu'il donne au tissage. Elle expérimente aussi avec des fils en teintures naturelles comme le tanin, écorces, feuilles, l'indigo, boogolan, boue (oxydation). Ces techniques sont très avancés au Mali. Le prix au kg de ce coton est quasi le même que celui exporté. Venue d'Europe s'installer a Dakar, elle a pu analyser les possibilités d'adaptation des techniques de tissage avec les tisserands locaux. Cela prend du temps et n'est pas toujours évidant car il y a une envie d'un côté de préserver la tradition des techniques de tissage transmis de père en fils de génération en générations. Le tissage a un rôle de l'ordre du sacrée. De plus que cette tradition se perd donc il y a un certain protectionnisme. Il faut beaucoup de temps et un long travaille pour venir changer les habitudes locales. Vf : Mai Jop qui retrouve les motifs de tissage de pagnes très anciens originaires de St Louis. Intéressant aussi que certains des motifs et techniques viennent des portugais a la base et ont été transformé selon le temps (idée copie, open source)


Jour 3
Ateliers Aissa Dione
http://aissadione.net/

Teinturier : Ibrahima Ndoye, Mbaou 77 247 02 02
Rencontre d'Aissa Dione chef d'entreprise et artiste peintre qui a commencé a développée le textile tissé il y a 25 ans et à ouvert un atelier de tissage qui comprend aujourd'hui 100 salariés. Elle possède 2 ateliers a Dakar. Un atelier ou au rez de chaussée il y a un atelier de menuiserie pour fabriquer des meubles et en haut ou il y a la production tissage, la confection et de la broderie. Au 2ème atelier il y a deux métiers mécaniques industriels récupérés en Suisse qui fonctionnent a l'aide de cartes a trous.
Le tissage traditionnel au Sénégal est d’origine Mandjak (Casamance et Guinée-Bissau) Les recherches d’Aissa sont un mélange de design contemporain et tissage traditionnel.
Aissa Dione a décidée de modifier les dimensions traditionnelles du métier a tisser en 2005 en l'élargissant a un format adapté pour le marché des tissus d'ameublement. Ce marché était inexistant à l'époque et a été très bien reçu par les salons internationaux. Elle reçoit aujourd'hui des commandes de Hermès, pour l’hôtellerie etc..Elle nous a expliqué la difficulté d'avoir le statut d'entreprise entre autre à cause des charges sociales élevés et le manque de subventions, crédits pour aider à l'achat du matérielle de base. Elle a aussi la volonté d'utiliser des produits fabriqués localement, notamment dans la matière de base qui est le coton. L'absurdité réside dans le faite que le coton produit en Afrique est exporté dans des pays étrangers puis transformé en fil et enfin renvoyé en Afrique en mauvaise qualité. Pour l'instant Aissa Dione s'approvisionne au Mali en coton brute puis l'envoie dans une usine de filature en Egypte ou au Maroc. A Dakar il y a un teinturier, chimiste de formation qui teint le coton avec des couleurs végétales et chimiques L'instabilité politique de ces régions rendent son entreprise très fragile surtout quand il y a des ruptures de stock. Son entreprise souhaiterait créer sur place une petite usine de filature qui pourrait en plus relancer une économie local et créer des emplois.
. En rachetant a Lyon un métier a tisser mécanique a pédale, Aissa Dione a réussi entre 2006 et 2007 a le reproduire sur place. Cela a été assez laborieux et difficile étant donnée la mécanique précise de ces métiers mais surtout la difficulté d'avoir des pièces, vices etc.. qui soient assez résistantes a l'action du métier. Leur atelier est confronté en générale au gros problème des pièces de rechanges qui se trouvent en Suisse pour une partie. Leur coût ainsi que les taxes, douanes et frais de transports rendent ces pièces très coûteuse et parallélisent la production.


Centre de formation sociale Ker Diarra. (situé au jet d'eau)
Adja Thiaw 776467962 - 704020711
Rencontre avec Adja Thiaw la formatrice depuis 15 ans d'une classe d'environ trente jeunes filles qui viennent apprendre la couture, patronage, broderie, tricot et crochet ainsi que les techniques de batik et teintures. Elles ont aussi un cours de cuisine. Elles sont formés pour aller ensuite travailler dans des ateliers textiles. Les filles ont entre 14 et 24 ans. Le centre sociale sert aussi comme garderie. Il est indépendant et ne reçoit aucun aide de l'état donc l'espace est très étroit et le matérielle de couture est usé et pauvre (machines a coudre, schémas pour le crochet etc..) Adja Thiaw est très enthousiaste a l'idée de pouvoir élargir les connaissances des ses élevés et qu'elles puissent apprendre a travailler avec des outils numériques pour la développer la création textile. Les machines a tricoter sont aussi des outils qui pourraient leur permettre de faire du prototypage ou petites collections pour les commercialiser pendant des marchés de créateurs. Leurs bonnes connaissances du tricot et crochet a la main sont un atout pour comprendre la logique de la machine à tricoter. Des collaborations avec d'autres artisans ou designers pourraient aussi être bénéfique pour leur donner une meilleur visibilité et une possibilité de réaliser des produits textiles ou la chaîne de production pourraient être entièrement réalisé sur place et serait beaucoup moins coûteuse.


Jour 4
Visite de la décharge de Maubeus.
Arrivé sur une plaine impressionnante rempli de déchets de toutes sortes ou femmes, enfants et hommes collectent et trient les déchets déchargés anarchiquement par les camions poubelles de sociétés privatisés. Ces «récupérateurs» sont des gens qui collectent les déchets en plusieurs catégories: sacs plastiques, bouteilles d'eau, chaussures caoutchouc, électronique etc...Le reste est brûlés par les récupérateurs. Des compagnies ou intermédiaires rachètent et négocient au poids des matériaux a des prix dérisoires. Nous étions chaperonnées par une associations des trieurs qui ont un centre a la décharge ou ils tentent difficilement de faire reconnaître leur métier par l'état en s'unissant en tant qu'association. Cela aussi pour pouvoir mieux s’organiser, créer des formations et ne pas être soumis aux prix aléatoires de ces intermédiaires en traitant directement avec les compagnies qui recyclent ces matériaux. Les quelques formations pour apprendre aux récupérateurs a mieux se protéger des dangers des gazes ou produits toxiques sont difficiles a mettre en place. Nous observons que par exemple l'électronique est triés grossièrement pour le cuivre, les plaques etc... Et non pas pour leurs fonctionnalités (cartes mères, batteries etc..). Il y a quelques solutions qui ont été partagés avec d'autres programmes d'aides pour par exemple transformé les sacs plastiques et chaises plastiques afin de créer un matériau solide pour la construction en le mélangeant avec du sable. L'impact écologiques et la toxicité de cette méthode de transformation n'étant pas étudié en profondeur.
Viste du centre Léopold Senghor des arts décoratifs et de la tapisserie de Thiès.
Ce centre de production de tapisserie a été crée par Léopold Senghor. Après quelques difficultés économiques le centre a été réhabilité et bénéficie des subventions de l'état. Ces tapisseries artistiques sont produites après qu'un dossier de projet a été validée par un jury. Les 8 premières pièces de chaque projet appartiennent au centre. Une fois sélectionné, l’œuvre de l’artiste est traduite pour être tissé. La 1ère étape est agrandissement a échelle 1/1 du dessin. Ensuite les gammes de couleurs ou effets de matières sont minutieusement catégorisé et référencés a l'aide d'une légende qui correspond a la gamme chromatiques de chaque laine. La laine est importé de Belgique. Une fois ce travaille effectué, les dessin cartographié sont envoyés a l’atelier de tapisserie. Il existe a Thiès 2 métiers: un métier a lices verticale pour les tapisseries murales et un métier horizontale a nœuds pour les tapis. Le travaille est très long, une pièce de 4X4 mètres mets de 6 à 9 mois pour être finalisé. Le centre forme aussi les artistes a cette pratique. Les pièces sont du coup très onéreuse.



Les potières de Seré
Visite des potières de Joual qui pratique depuis des génération cette artisanat transmis de femmes en femmes. Elles vont chercher l'argile qu'elles laissent décanter puis le mélange avec du caolin et de la terre rouge. Il faut ensuite écraser et mixer les particules pour obtenir une terre malléable. Après l'élaboration d'outils de cuisines, jarres d'eau ou objets de décorations, elles cuisent les poteries dans la terre. Elles construisent leur objets en créant des rouleaux qu'elles font monter en strates (assez proche de l'imprimante 3d en faite!) Il y a souvent de la casse mais cela fait partie du métier. Elles nous ont aussi parlé d'un outil qui serait a créer pour faciliter le mélange des éléments car cela est très physique.

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7e jour

Rédigé par Olivier Heinry - 12 décembre 2013 - 147 commentaires

excursion à Touba Diallo

OHY passage éclair au théâtre de l'Engouement, peinture sur batik, grand four de cuisson moderne à briques réfractaires, baignade!

excursion à Joual

OHY ile aux coquillages, village natal de Léopold Sedar Senghor, visite du cimetière. Très pittoresque.

rencontre avec des potières Séré

OHY

discussion autour de leur technique traditionnelle (colombin), les difficultés, les motifs, le rôle féminin à l'atelier de Kane Sy et Ahmadjul puis visite de leur projet de 4ha CWS Visite des potières de Joual qui pratiquent depuis des génération cette artisanat transmis de femmes en femmes. Elles vont chercher l'argile qu'elles laissent décanter puis le mélange avec du kaolin et de la terre rouge. Il faut ensuite écraser et mixer les particules pour obtenir une terre malléable. Après l'élaboration d'outils de cuisines, jarres d'eau ou objets de décorations, elles cuisent les poteries dans la terre. Elles construisent leur objets en créant des rouleaux qu'elles font monter en strates (assez proche de l'imprimante 3d en faite!) Il y a souvent de la casse mais cela fait partie du métier. Elles nous ont aussi parlé d'un outil qui serait à créer pour broyer le kaolin et faciliter le mélange des éléments car cela est très physique. Kane Sy et ??? imaginent également leur aménager un hangar leur permttant de cuire même pendant la saison des pluies.

6e jour

Rédigé par Olivier Heinry - 12 décembre 2013 - 211 commentaires

conférence et rencontre à KT le matin

Tour d'horizon des fablabs

présentation de machines, des possibilités, de projets innovants mêlant plusieurs professions

démo avec machines

une découpe vynil deux machines à tricoter, mécanique et électronique Présents: La Kora prd, Aissa Dione, Thiamas, Kader & xx Bâ, menuisiers, Abdoulaye de l'ENDA, l'enseignante couture du centre social, Edgar, Kader Diakhité, ...

visite touristico-culturelle d'artisans & marchés

rotin, wax, tissus, recycleurs de cannettes, l'art de la négociation expliqué par Daouda

5e jour

Rédigé par Olivier Heinry - 12 décembre 2013 - 952 commentaires

OHY

l'atelier métal de Bass dans le quartier de Reubeuss

Tiziana nous guide à l'atelier de Bass, un autodidacte de la ferronnerie d'art, qui travaille à l'occasion pour des artistes. Du coup, il aménage son atelier pour disposer également d'un lieu d'exposition. Non loin , dans la rue, un homme recrée à la main des blocs de transformation pour les postes à souder.

les fondeurs d'aluminium

Bass nous guide au coeur du quartier jusqu'à la ruelle où des Guinéens et Maliens fondent l'aluminium pour en faire des ustensiles de cuisine principalement.

les recycleurs de canettes

Transformation des canettes en jouets, plateau-repas, cendriers, des plaques d'immatriculations en sac à main, etc.

L'atelier électro-mécanique de Thiamas

La caverne d'Ali Baba. Thiamas a un atelier au cœur d'un village bidonville où ses ouvriers rénovent surtout des groupes électrogènes. Il a participé à un concours organisé par l'Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle pour lequel il a mis au point le prototype d'une machine industrielle d'ensachage de biens alimentaires, uniquement à partir de pièces de récupération. Travail remarquable, mais le prix ne lui est bizarrement jamais parvenu. Il profite de ses recherches sur Internet pour apprendre en autodidacte l'électronique avec son peu d'anglais. Très impressionnant comme démarche.